Quatrième de couverture Dans les paysages inquiétants du Brésil central, en plein sertao, deux êtres farouches se profilent sur leurs montures altières et, de loin, s'épient. Ils sont appelés à une confrontation suprême, sous la condition préalable qu'ils sortiront vainqueurs d'épreuves renouvelées, chaque fois plus périlleuses. À l'heure fatidique, au terme d'une poursuite sans cesse retardée par l'agressivité des éléments et d'une faune toute-puissante, qui, dès deux adversaires, l'emportera ? Suivant leur marche héroïque vers les hauteurs, ces personnages de rêve affrontent sans répit les forces de la nature, accédant progressivement à la révélation de la vie universelle. Les péripéties de ce drame, dans leurs sinuosités et leur chatoiement, n'en conduisent pas moins inexorablement vers la Ville Morte de la Vie et ses cimes libératrices où, dans la mort, triomphe la vie. Semblable à un vaste poème dont les scènes de la nature seraient orchestrées à l'infini et qui s'accomplirait enfin dans un Hymne à la Vie, L'envers de l'Éperon célèbre l'exubérance du règne animal et végétal, régénéré par le feu au jour grandiose de l'Apocalypse.