Le père s'est enfui en Israël en 1938. Les deux frères sont morts pour la patrie. La mère sert d'otage aux autorités pour obliger une jeune juive allemande, Emmy Goldacker, à travailler pour le contre-espionnage et les S.S.
«La valise en bois», c'est le récit vif et coloré de dix ans de bagne stalinien en Sibérie, après la défaite allemande. L'amour et la haine naissent aussi à - 38°. La vie tient parfois à trois pommes de terre, à un peu d'amitié, à un méchant bout de papier sur lequel on découvre un cantique de l'enfance.
«La valise en bois», c'est une formidable leçon. On y apprend que l'horreur est la chose du monde la mieux partagée et que l'espoir est une grâce.
«Emmy Goldacker nous offre pour toujours un incomparable bagage de fidélité, de foi en l'être humain, de confiance en lui, un trésor qui, en somme, s'appelle l'amour et fait reculer les limites du possible», écrit dans sa préface Denise Simenon.