Vercingétorix, La Fayette, Pompidou, Vialatte, Pialat, mais aussi
Valéry Giscard d'Estaing, Michel Charasse, Jacques Barrot, ou
encore Jean-Louis Murat, Jacques Mailhot, Grégory Coupet,
sans oublier Claire Chazal, Mazarine Pingeot et, bien sûr, les
Michelin... Une terre, des gens. Des exils, une fidélité. Autant de
noms, parmi d'autres, qui font vivre ce pays à l'âme volcanique
qu'est l'Auvergne. Ayant quitté leur sol natal ou d'adoption pour
conquérir la politique, les médias, les affaires, les arts, le sport, la
gastronomie, ils s'en reconnaissent volontiers les ambassadeurs où
qu'ils se trouvent. À Paris, Madrid, Buenos Aires, New York ou
Saigon. Car, quelle que soit la diversité de leurs passions et de leurs
opinions, ils se savent tous Auvergnats.
Leurs ancêtres, paysans, ferrailleurs, porteurs d'eau, couteliers ou
colporteurs ont écrit les pages d'une véritable épopée. Des rives de
la Seine aux rivages des mondes lointains, ils ont bâti des empires,
constitué une véritable diaspora, assuré leurs enfants d'une indéracinable
identité. Celle à laquelle les uns et les autres, génération après
génération, ne cessent de revenir en pèlerinage. Afin de renouer les
fils du temps. Afin de se retrouver, comme jadis, pour la veillée
autour d'un aligot sous un toit de lauzes.
C'est cette grande chronique et légende d'un peuple de France
que célèbre ici Jean-Pierre Caillard. Avec la connaissance amoureuse
et érudite de son pays natal que lui confèrent trente années de
journalisme passées à en fouler chaque arpent et à en égrener
toutes les mémoires.