“La forme” d’une ville est bien le titre, l’emblème, mais à l’image de la Loire, qui est à la fois la grande écartée et la grande présente du lieu (elle est le nom qui revient le plus souvent dans tout l’ouvrage), ce titre – et Julien Gracq y est explicite – livre le véritable secret de l’ouvrage : "forme", empreinte, forme que la ville [Nantes] a donnée, de manière capitale et durable à ce "je" qui parle, regarde et se souvient. Revue 303 La forme d’une ville raconte à son début une arrivée dans un monde claustral, elle décrit vers la fin un départ dans les rues fraîches et vides de l’aube, à la fois adieu à la ville et promesse d’avenir. (Bernhild Boie)