Présentation de l'éditeur
Avec les lois de décentralisation de 1982, les maires et présidents de groupements de communes assimilent, de plus en plus, leur fonction à celle des chefs d'entreprise et se considèrent pleinement responsables de la gestion de la collectivité territoriale qui leur a été confiée. S'ils ont conscience, désormais, d'être jugés sur leur gestion, en conséquence ils s'imposent de maîtriser les principes de gestion communale au rang desquels la gestion financière est considérée comme une priorité. Ordonnateurs, ils ont le souci de bien connaître les principes, les procédures et la contexture des budgets communaux, lesquels constituent l'instrument par excellence de la politique communale. Mais ils savent qu'il faut aller plus loin, en disposant d'outils de diagnostic, et de schémas simples et rigoureux de choix entre les divers produits d'emprunt qui leur sont proposés. Alors qu'on leur a souvent imposé, dans le passé, d'accumuler de la trésorerie, ils ont pris conscience qu'un maire moderne doit désormais adopter une nouvelle conception de la gestion de la trésorerie. Alors qu'en égard à leur souci de ne pas augmenter la pression fiscale, ils ont accru leur endettement, ils se rendent compte qu'il existe un seuil optimal d'endettement.
Biographie de l'auteur
Agrégé de Sciences économiques et de gestion, Joël Bourdin est professeur à l'université de Caen depuis 1970. Sénateur et vice-président du Conseil Général de l'Eure, il est maire de la commune de Bernay et président de la Caisse d'Epargne de Haute-Normandie.