Nouveau : -5% dès 30€ | -10% dès 50€

Livraison offerte  !
Recyclivre, l'occasion fait le lien

Langues sans demeure

Marc Crépon
  • 17/02/2005
  • Galilée
NC (0 avis)
Couverture de Langues sans demeure par Marc Crépon

Résumé

Soumettre d'abord l'analyse du philosophique à la rigueur de la preuve, aux chaînes de la conséquence, aux contraintes internes du système : articuler, premier signe de pertinence, en effet. Ne plus méconnaître ce que la philosophie voulait laisser tomber ou réduire, sous le nom d'effets, à son dehors ou à son dessous (effets « formels » - « vêtements » ou « voiles » du discours - « institutionnels », « politiques », « pulsionnels », etc.) : en opérant autrement, sans elle ou contre elle, interpréter la philosophie en effet.
Déterminer la spécificité de l'aprèscoup philosophique -le retard, la répétition, la représentation, la réaction, la réflexion qui rapportent la philosophie à ce qu'elle entend néanmoins nommer, constituer, s'approprier comme ses propres objets (autres « discours », « savoirs », « pratiques », « histoires », etc.) assignés à résidence régionale : délimiter la philosophie en effet. Ne plus prétendre à la neutralité transparente et arbitrale, tenir compte de l'efficace philosophique, et de ses armes, instruments et stratagèmes, intervenir de façon pratique et critique : faire travailler la philosophie en effet.
L'effet en question ne se laisse donc plus dominer ici par ce que la philosophie arraisonne sous ce nom : produit simplement second d'une cause première ou dernière, apparence dérivée ou inconsistante d'une essence. Il n'y a plus, soumis d'avance à la décision philosophique, un sens, voire une polysémie de l'effet.

En relisant des textes de Kafka (Journal, Correspondance) et de Derrida (Le Monolinguisme de l'autre, Fichue, Béliers), Langues eane demeure interroge les sentiments d'exil et d'étrangeté que l'on peut éprouver au contact de sa propre langue, à l'opposé de la familiarité et de la sécurité que l'attachement à la langue maternelle serait censé connoter. Croisant la pensée de l'un et de l'autre, dans un éclairage réciproque, il fait des questions de l'appropriation et de la propriété de la langue la pierre d'angle d'une réflexion sur la nécessité, éthique et politique, d'inventer, à même « sa » langue, une « autre » langue, un idiome qui la désolidarise de toute appartenance à une communauté, à une demeure, familiales, sociales ou nationales. Au titre des exigences qui s'imposent à la langue, l'attention se porte alors sur l'invention requise, dans des circonstances toujours singulières, d'un idiome chaque fois unique : celui du deuil.

Produit indisponible !

Nous n'avons plus d'exemplaire disponible pour le moment mais chaque jour nous remettons plus de 8000 produits en stock.

Produit indisponible !

Ces livres pourraient aussi vous plaire

Chargement en cours

Donnez une seconde vie à vos livres !

  • Facile et rapide
  • Paiement en 48H
  • Expédition gratuite
Scanner pour télécharger l'application
QR Code
Disponible sur l'Apple Store Disponible sur Google Play

Autres livres liés à Marc Crépon

Avis des lecteurs Recyclivre

NC (0 avis)

Aucun avis pour le moment

Donnez votre avis sur le contenu du livre. 

Donnez votre avis

Abonnez-vous à notre newsletter

Sélection lecture et Bons plans
Chargement en cours