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Luis Ocana

Jean-Paul Ollivier
  • 19/05/1999
  • Glénat
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Couverture de Luis Ocana par Jean-Paul Ollivier

Résumé

«Luis Ocaña n'était peut-être pas intrinsèquement le meilleur du Tour, mais il en était le soleil, formant d'ailleurs avec l'astre lui-même un couple indissociable, dont la chaleur et le rayonnement complémentaires nous éblouissaient...» écrivait Antoine Blondin, le mardi 13 juillet 1971, après le drame du col de Menté, un des multiples événements tragiques de la vie et de la carrière d'un des plus attachants champions de l'histoire du cyclisme.

Enfant de l'après-guerre, Luis Ocaña est né le 6 juin 1945 à Priego, dans une modeste demeure en pierres sèches, au cœur de la Nouvelle-Castille.

En 1957, toute la famille répond à l'appel définitif de la France. La bicyclette, unique moyen de locomotion, entre dans l'univers de Luis. En 1959, à Barcelonne-du-Gers, Luis Ocaña va acquérir sa première vraie monture, un vélo de marque "Auto-moto". Le 1er avril 1962, le jeune Espagnol remporte sa première course, le Prix du Printemps à Mimizan. Sous la houlette de Pierre Cescutti, à la solide réputation d'éducateur, il évolue au club de Mont-de-Marsan.

Luis Ocaña signe en 1971 une page de légende dans le Tour de France, avec sa radieuse ascension vers Orcières-Meriette, après une attaque dès le départ de Grenoble, au pied de la côte de Laffrey. On osait enfin attaquer Eddy Merckx. Hélas, le duel prit fin dans la descente du col de Menté où Ocaña se disloqua sous l'orage.

Le fantastique duel n'aura plus jamais lieu. Contraint à l'abandon en 1972, Ocaña ne retrouve pas en 1973 le "Cannibale" belge. Luis triomphe avec panache dans ce Tour 1973, devançant Thévenet, Fuente, Zoetemelk et Van Impe.

C'est le sommet d'une carrière professionnelle, ponctuée par les victoires et les drames, avant le dénouement tragique d'une vie de gloire et de sang, retracée avec émotion et talent par Jean-Paul Ollivier.

Luis Ocaña incarnait la simplicité, la générosité, le panache, et ce sport cycliste qu'il aimait tant. Luis, c'était le soleil. «Il aimait tellement la vie, soulignait Jean-Michel Rouet dans l'Equipe du 20 mai 1994, qu'il a préféré se donner la mort. Le soleil s'est couché.»

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