Les études ici présentées explorent des questions jamais
vraiment posées en histoire culturelle ou en histoire urbaine :
Quel est le fondement du rayonnement culturel d'une
capitale ? Pourquoi se renforce-t-il ou s'affaiblit-il ? Comment
les nombreuses activités culturelles interagissent-elles pour
attirer de nouveaux publics, de nouveaux acteurs ?
À travers l'examen comparé de secteurs très divers de la vie
culturelle (le théâtre, le musée, la mode, les concours artistiques,
les événements sportifs, les célébrations religieuses ou
«touristiques») de plusieurs capitales (Paris, Rome, Londres,
Weimar, Chicago...) sur une période importante, cet ouvrage
propose à la fois des mises au point érudites et des programmes
d'enquête à poursuivre. Les réussites ou les échecs de transferts
de modèles culturels mettent en lumière les polarisations de
longue durée des espaces nationaux et des champs de
production culturelle en Europe, les rivalités entre villes et
les captations d'héritage. Ainsi prend forme un autre regard
historique sur les capitales culturelles, préservé du double
défaut de la célébration naïve et de l'inventaire glacé.