Je ne voudrais pas jouer les grenadiers d'Austerlitz, garçons, mais j'étais là quand
Les Closh se sont mis pour la première fois des échardes plein les semelles !
C'était au début des années quatre-vingt, rude époque, où nuit après nuit on s'usait la
jeunesse (et le foie) au Rose Bonbon, gobant des groupes de rock français comme
belons à Noël.
Il y avait là les gros calibres : Bijou, Starshooter, puis les aspirants : Indochine,
Les Closh, et tant d'autres qui furent célèbres le temps d'une chronique dans Best et
d'une tournée foireuse en première partie de stars anglo-saxonnes.
En ce temps-là Les Closh se remarquaient grâce à un gimmick inédit, le "skouille",
dérivé du ska, caractérisé par une rythmique à la sautillante précarité, un allant gauche
mais sympathique, et un look vestimentaire dont ils doivent rougir aujourd'hui en
regardant les photos d'époque sur de jaunissantes mais précieuses coupares de presse.
Jean-Yves Perrin (Magazine Best)