Nos sociétés vieillissent. Les familles changent. Les comportements
d'activité évoluent. Dans ce contexte de vie plus longue, de basse fécondité,
de travail simultanément rare et abondant, comment s'organisent
et se transforment les solidarités familiales et sociales ?
Les États-providence sont aujourd'hui confrontés à trois exigences
principales : garantir aux populations âgées des conditions de vie satisfaisantes
sans alourdir les charges pesant sur les actifs, réduire les
inégalités sociales et maintenir une équité entre générations successives.
Une première partie de cet ouvrage est consacrée aux aspects théoriques
du débat intergénérationnel : niveau «optimal» de la redistribution entre
générations actives et inactives ; organisation de l'activité au cours du
cycle de vie ; changements des comportements d'activité en France ;
âge optimal de la retraite. Les relations entre générations au sein des
familles font l'objet d'une deuxième partie : évolution paradoxale de
la législation au Québec ; transformation du réseau familial des personnes
âgées et de la solidarité en leur faveur aux Pays-Bas, en France et en
Grande-Bretagne ; entraide entre générations en Espagne permettant
aux jeunes mères de rester sur le marché du travail. Une troisième partie
s'intéresse aux niveaux de vie des personnes âgées : effets redistributifs
des systèmes sociaux et plus particulièrement des pensions de
retraite ; solidarité et équité intergénérationnelle. Une quatrième et dernière
partie aborde la question des temps sociaux : développement et
conséquences d'une économie de 24 heures sur 24 aux États-Unis ;
conciliation entre vie professionnelle et vie familiale ; trajectoires de
cessation de toutes sortes d'activités au Canada. Se dessine ainsi un
regard croisé de chercheurs de différents pays sur l'avenir de la protection
sociale.