Académie des Jeux floraux, Académie des Sciences, Société archéologique, Société de Jurisprudence, Gymnase littéraire... autant de noms connus ou tombés dans l'oubli de la vingtaine de sociétés savantes qui, de 1797 à 1865, a animé la vie intellectuelle toulousaine, rallumant le flambeau d'une activité académique riche, interrompue par la Révolution, et qui depuis n'a cessé de se développer. La richesse et la diversité de ces compagnies font de Toulouse un terrain d'étude privilégié de la sociabilité érudite des élites de province au XIXe siècle. L'intensité exceptionnelle de leur activité permet d'avancer dans la compréhension du phénomène académique national, en particulier sur les raisons du phénomène académique national, en particulier sur les raisons de son formidable succès au XIXe siècle, et sur les conditions nécessaires à la pérennité de ces institutions. Car le dynamisme global des sociétés savantes, fruit de leur capacité à répondre rapidement à des attentes diverses, ne doit pas faire oublier que beaucoup d'entre elles ne se sont pas imposées durablement. Les compagnies qui ont maintenu le cap de leurs objectifs tout en faisant preuve de souplesse et d'ouverture, qui ont su gérer leurs relations avec les autorités politiques et administratives, ont inscrit leur action dans le temps, occupant aujourd'hui encore, une place essentielle dans le paysage culturel toulousain.