Il ne s'agit pas, ici, d'un reportage sur le pays de Guérande, mais d'un ensemble de clichés
tendres ou insolites que le photographe nantais Gilbert Champenois a pris des lieux
entre la fin des années 1940 et le milieu des années 1960.
On découvre d'abord la côte : La Baule, les jeux de plage, puis le Bourg de Batz, centre des
traditions des paludiers et son marché d'antan, et enfin le port du Croisic, où les pêcheurs
vivaient au gré des marées avant d'être détrônés par le tourisme nautique.
Puis on entre dans les terres : à Guérande, tout d'abord, qui partage le Pays Blanc des
marais salants avec celui de la Brière. Seul celui-ci a conservé ses paysages ; certaines
chaumières ont été transformées en gîte ou en résidence et les canaux permettent
d'entrer dans le silence immuable du pays briéron.
Le tourisme de masse a modifié les lieux. Le sel de Guérande a acquis une grande
notoriété. Les fêtes, témoignages du passé, sont très fréquentées. Mais on cherchera en
vain la simplicité des jeux d'enfants, leur émerveillement devant un cirque ou un
marchand de bonbons... Tendresse et nostalgie des souvenirs.
L'ouvrage finit par un hommage rendu par le professeur Yves Cosson à son ami et
sculpteur de renom Jean Fréour, installé à Batz-sur-Mer pendant plus de quarante ans.