Regard d'un Juif marocain sur l'histoire contemporaine de son pays : de l'avènement de Sa Majesté le sultan Sidi Mohamed Ben Youssef au dénouement du complot d'Oufkir, 1927-1972
Quatrième de couverture Professeur d'arabe au départ, l'auteur rêva, dès sa jeunesse, de contribuer à l'émancipation de la communauté juive, enracinée au Maroc bien avant la conquête de l'Islam. Dans un Maroc qui frémissait d'impatience au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, il parcourut les différentes étapes qui le menèrent à la tête du Conseil des Communautés Israélites du Maroc, l'organisme représentatif central du judaïsme marocain. La crise politique ouverte en 1943 qui opposait le Palais Royal aux autorités du Protectorat, allait évoluer crescendo jusqu'à l'exil de la famille royale (août 1953) pour se dénouer par le retour triomphal (novembre 1955) du Souverain exilé et la reconnaissance par la France de l'indépendance du Maroc (mars 1956). Entre-temps, l'O.N.U. avait voté la création de l'Etat d'Israël (1948). Ces événements croisés ne pouvaient pas manquer de retentir sur le sort des populations juives du Maroc. Par la force des choses, le judaïsme marocain devint un facteur politique. Et cela dans les conditions les plus difficiles que l'on pût imaginer, tiraillé entre son allégeance perpétuelle au Trône et son désir affirmé d'être un sujet libre, de plein droit. C'est de ce fragment d'histoire dont il veut, ici, témoigner.