Au début de la Première Guerre mondiale, le cinéma crée le personnage de la vamp. La première vamp, Théda Bara, est apparue en 1915 aux U.S.A. mais elle n'a pas tardé à faire des émules dans tous les pays d'Europe. Pendant un demi-siècle, le personnage de la vamp a été exploité à satiété et des noms sont dans toutes les mémoires : Musidora, Gréta Garbo, Marlène Dietrich, Barbara Stanwyck, Rita Hayworth. Lauren Bacall. Le cinéma français n'a pas su élever ses vamps à la hauteur d'un mythe comme son homologue américain. Certaines vamps comme Viviane Romance ou Ginette Leclerc ont été des «battantes» opiniâtres et ont lutté pour leur survie. A ces actrices le cinéma français doit quelques chefs-d'œuvre dont les titres sont restés dans nos mémoires : La Chienne, Pépé-le-Moko. Le Corbeau, Panique... Pendant plus de quinze ans, le personnage de la vamp disparaît de nos écrans mais, miraculeusement, par le truchement du film noir, le cinéma américain a l'immense privilège de permettre la résurrection de la vamp et de nouveaux noms apparaissent sur les écrans : Jessica Lange, Linda Fiorentino ou l'inclassable Sharon Stone. Si la vamp d'hier a disparu. longue vie à la vamp de demain, souhaite l'auteur qui a connu et reçu les confidences de quelques vamps du cinéma français.