Juin 1944. Un Gl américain noir de dix huit ans. Une villageoise d'à peine quinze. Une gigantesque exploitation d'arachide. Une dynastie coloniale redoutable. "Une Histoire Simple" nous ramène dans l'Afrique des paysans aux pieds nus et des jeunes filles aux foulards d'indigo, une Afrique blessée, mal connue et si peu contée. Pas un détail n'échappe à l'auteur dans cette peinture crue de l'Afrique de l'époque, qui en révèle tant l'horreur que la beauté, tant la misère que la grandeur. Grandeur des coeurs qui s'appartiennent et qui se refusent, grandeur des âmes si pures qu'elles défient l'Atlantique ; un conte d'amour pas comme les autres, une épopée qui nous émeut tous, petits et grands, comme un long poème murmuré par les vents, au rythme de la danse et des coups de pilons...
"Il ya un Kevin Johnson en chacun de nous. Kevin Johnson, c'est un peu cette partie de nous à la recherche constante de la vérité, la pûreté, l'innocence ; cette partie vive et spontanée de notre être qui veut prendre la parole et crier à la Justice. Cette partie qui ne s'est jamais éteinte en moi..."
Et c'est de cet état d'esprit quotidien, de cette mission continuelle qu'est venue l'idée de ce roman esquissé, la toute première fois, en classe de khagne, alors que l'auteur n'avait que 18 ans. Mais ce n'est que quelques années plus tard, loin des amphithéâtres parisiens, quelque part dans un des cours du MBA qu'elle préparait en Californie que Coumba Diouf décide de mettre en oeuvre le projet, "Une Histoire Simple". Coumba Diouf vit actuellement à San Francisco où elle se consacre à l'écriture et à la cause de la conscience humaine à travers le monde.