<>. Cette phrase a été le leitmotiv du mouvement des Sans-papiers du Loiret qui a débuté en mai 1998 et qui s'est caractérisé par une occupation de 4 mois de la cathédrale, puis du théâtre d'Orléans, doublée d'une grève de la faim de 33 jours. Tous ceux qui l'ont suivi entendent encore Ali la répéter sans cesse pour bien nous persuader que sa situation ainsi que celle de tous ses frères de lutte n'était plus supportable.
Deux années après la création du Comité de parrainage, sur 154 Sans-papiers du Loiret défendus, 124 sont régularisés. Ce pourcentage exceptionnel (80 %) n'a toutefois pas été atteint sans efforts. Il est le résultat d'une lutte difficile, alliant combativité, pugnacité, sérieux et compétence, menée par le Collectif des Sans-papiers du Loiret, le Comité de parrainage des Sans-papiers du Loiret, l'union départementale Cgt, avec le soutien de 37 organisations.
Ceux qui ont participé, aidé, observé, négocié témoignent ici :
les Sans-papiers bien sûr avec des récits de vie forts et émouvants,
les parrains et marraines pour lesquels ce fut parfois la première expérience militante, mais aussi les partenaires institutionnels :
Jacques Barel, préfet de région lors des événements,
Jean-Pierre Sueur, maire d'Orléans,
Gérard Daucourt, évêque et Pierre Besançon, curé de la paroisse, ainsi que les personnalités ayant soutenu le mouvement tel
Olivier Py directeur du Centre dramatique national d'Orléans.
Un ouvrage qui ne cache pas les interrogations et les doutes existant de part et d'autre de la table de négociations et qui montre sans concession ni censure toutes les difficultés de l'action unitaire mais aussi toute sa force.