«Je fais venir le capitaine Mezanga, mon adjoint, et lui donne l'ordre d'aller interpeller M. Fournier.
Je reste pensif assis à mon bureau. Puis calmement, je sors un formulaire de «billet de garde à vue» que je remplis sans état d'âme au nom de Bazeza Pascal, pour «non-dénonciation de crime et recel de malfaiteur». Bazeza est surpris : il a tout avoué et comme prix de sa franchise, je le priverais de liberté ? !
Je mets Bazeza sous les verrous car par naïveté il a dissimulé des informations de première importance, qui auraient pu nous permettre d'avancer dans l'enquête plus rapidement. Et il n'a pas aidé la police à interpeller un assassin, ce qui tombe sous le coup de la loi.
Bazeza est incrédule : pourquoi a-t-il craqué alors qu'il avait promis au "patron" de se taire en espérant évidemment une "récompense" ! Il sort anéanti de mon bureau.
... Je reste à réfléchir. Après tout. Bazeza peut aussi avoir menti ! Et une semaine après le crime, si M. Fournier en est réellement l'auteur, il a dû prendre toutes ses dispositions pour effacer le moindre indice...»
Cette histoire est «vraie», vécue à Pointe-Noire. Ecrite ici dans le but de faire rechercher - et trouver !! - enfin la vérité et que passe la justice sans entrave quelconque, au Congo-Brazzaville.