Depuis le XXe siècle, différents problèmes ont émergé mettant en jeu
notre environnement : atmosphère, océan, hydrosphère, géosphère et
biosphère. Ces problèmes sont «spatialisables», c'est-à-dire qu'ils
peuvent être traités en trois ou quatre dimensions après des opérations
d'homogénéisation et d'agrégation.
Le problème le plus connu est l'évolution du climat, pour
laquelle une méthodologie s'est progressivement dégagée, utilisant
les observatoires, les bases de données et les modèles.
Est-il possible d'étendre cette méthodologie aux problèmes
spatialisables qui ne concernent pas la planète entière ? Dans
cette perspective, le rapport analyse :
- le choix de l'échelle, qui détermine l'étendue de la carte
que l'on va regarder ;
- le choix de la maille de description, des méthodes
d'homogénéisation et d'agrégation ;
- les couplages entre compartiments différents, ainsi
qu'entre nature et société car les dimensions sociales et
économiques jouent un rôle essentiel.
Trois exemples importants sont considérés : la couverture
des sols, les eaux continentales, la gestion des zones côtières.
À partir de cette analyse, des recommandations sont
présentées. Elles découlent d'une idée centrale, liée à la complexité
des problèmes : le travail de recherche est long et doit être organisé
pour affronter le temps. Elles mettent l'accent sur le rôle des outils,
et du trépied «observatoires - données - modèles», ainsi que sur
l'échelle à laquelle ces problèmes doivent être traités.