Lorsque Louis Gerstner se voit proposer la direction
d'IBM en 1993, Big Blue est au plus mal : incapable
d'affronter la concurrence, victime d'une culture d'entreprise
sclérosante, le géant est pratiquement donné pour
mort par les médias. Louis Gerstner accepte pourtant
la mission qui lui est confiée : un sacré pari pour cet
homme qui n'est pas issu du sérail de l'informatique.
Voici donc l'histoire de l'incroyable remontée en puissance
d'IBM racontée par son pilote.
De ses démêlés avec la presse à qui il déclare sans
ambages : «la dernière chose dont IBM a besoin, c'est
d'une vision» aux premières décisions pour stopper
l'hémorragie financière et stabiliser les parts de
marché, en passant par sa rencontre avec Bill Gates,
il nous livre avec simplicité les principes qui vont le
guider tout au long de cette décennie. Ceux-ci sont
présents dès la première année : la taille reste un avantage
concurrentiel - le lieu d'action d'IBM est le
monde ; acquérir les réflexes de marché est une nécessité
de survie - les procédures et les conflits internes
ont trop duré ; les coeurs de métiers doivent être
conservés - ils seront enrichis de nouvelles compétences,
IBM devenant IBM Global Services. Une révolution
culturelle est en marche : elle va permettre à IBM
de revenir dans la cour des grands au moment où, en
pleine révolution Internet, le besoin de convergence et
d'intégration des technologies se fait le plus sentir.
Un cas unique dans l'histoire du management de crise.
Une réflexion passionnante sur l'industrie informatique
et les principes de leadership.