Bien avant le Système de la nature du baron d'Holbach, qui
couronnera en 1770 plusieurs décennies d'activité souterraine,
l'athéisme connaît une diffusion discrète mais réelle, qui
traverse la culture des Lumières.
Sa présence fut certes alors minoritaire. Parmi plusieurs
centaines d'écrits manuscrits antireligieux repérés dans les
bibliothèques européennes, seuls quelques-uns peuvent, en
effet, être incontestablement regardés comme «athées». Ces
derniers représentent cependant, dans leur majorité, les écrits
les plus authentiquement philosophiques du corpus dit
«clandestin», tant en vertu de leur engagement conceptuel que
par le fait qu'ils se mesurent avec les figures les plus importantes
de la pensée européenne moderne : Descartes, Hobbes, Spinoza,
Malebranche, Leibniz, Locke, etc.
On trouver ici : I. Le Philosophe (Du Marsais). II. Origine des
êtres et espèces (Boulainviller). III. Lettre de Thrasybule à
Leucippe (Fréret). IV. Sur les preuves de l'existence de Dieu
(Perrelle). V. Essais sur la recherche de la vérité. VI. Réflexions
sur l'existence de l'âme et de Dieu. VII. Jerdanus Brunus
redivivus. VIII. De la raison (Holbach, démarquant Toland).