Ce roman est celui des Sindjacen, une famille morisque installée à Valence, depuis quatre siècles. Ni son nom devenu «Sanduz» pour sacrifier à l'acculturation décidée par la Suprema à l'encontre des Morisques, ni le baptême, n'ont fait de Skander Sanduz un Espagnol à part entière. Marié à une vieille-chrétienne, Leonor, il voit son épouse lui échapper et subir l'influence d'un missionnaire zélé. Sa fille Chems, et son fils Alonzo, médecin de son état, l'exhortent à quitter l'Espagne intolérante pour le pays des Hafsides. Alonzo trouve en Ramon Alvarez, le commandant d'une galère, un allié qui l'aidera à retrouver, à Tunis, un membre des Sindjacen: Ziyan Beni Sindjas. Ce dernier les invite à venir se réfugier chez lui, à Thiggiba Bure. La rencontre de Ziyan et de Chems est conflictuelle et passionnée.