Après quelques décennies de stratégies basées essentiellement sur la croissance économique, la Banque Mondiale constate que cette dernière n'est pas synonyme de réduction automatique des inégalités ou de la pauvreté. Celle-ci exige plus que la simple croissance pour être combattue. Le Congo ne dispose ni d'institutions financières de grande envergure, ni d'une bourgeoisie locale susceptible de financer l'économie, ni d'un outil institutionnel pour faire face à la crise socio-économique qui ronge ses habitants. Dès lors, l'Etat de droit congolais se doit de dynamiser les capacités de tous les acteurs de développement (secteur public, secteur privé, secteur associatif) et de créer, par une approche participative, des synergies positives entre toutes les formes des capitaux : capital physique, capital humain, capital institutionnel (l'ensemble des structures organisationnelles dont le capital social), capital financier. Pour cela, il faut réunir des outils d'analyse des facteurs déterminants et appliquer des actions publiques appropriées, le tout basé sur une approche confirmant une volonté politique ferme de vouloir changer la situation et une participation accrue de la population à la prise de décisions.
L'auteur amorce aussi une réflexion sur les contraintes liées aux facteurs Temps (sociologique et économique) dans la lutte contre la pauvreté. Combattre la pauvreté dans la période de transition ne peut être valable que si le processus est itératif et s'inscrit dans une dynamique de développement global et durable qui supprime toutes les causes ayant conduit la société congolaise aux effets de la catastrophe socio-économique.