C'est l'histoire authentique, à la fois drôle et bouleversante, d'une Algérienne qu'on voit évoluer entre une mère recluse, un père autoritaire, officier de marine, qui les tient toutes deux sous son joug et des frères et soeurs dont elle sera le souffre-douleur. Parmi des personnages hauts en couleur comme la terrible grand-mère Bakhta qui n'a rien à envier à la Folcoche d'Hervé Bazin, la tante Halima, conteuse-née, tatouée telle une Apache, l'oncle Bahos, aux grands yeux clairs, si respectueux des coutumes, qui n'en fréquente pas moins assidûment les bordels, Boujema, Khidour, Largo et tous les autres.
Un roman autobiographique où l'on rit et l'on pleure, où l'on est, tour à tour, caressé par le mistral du Midi de la France, trempé par les pluies torrentielles de Madagascar, brûlé par le vent de sirocco qui souffle sur Méchéria, petit village aux portes du Sahara et dont l'haleine chaude se fait sentir jusqu'en Oranie où se déroule la majeure partie du roman, sur fond socio-politique (la condition de la femme sous Houari Boumediene).