L'Algérie représente dans le roman le monde d'aujourd'hui réduit à l'échelle d'un pays - contradictoire, multiculturel, nomade, le monde, conditionné par la politique, agressé par le terrorisme, déchiré par les conflits extérieurs qui se prolongent à l'intérieur même des personnages. Et chacun à sa manière est son produit et sa victime. Personne n'arrive à y échapper.
Tout dans le texte est déterminé par le mot, répété d'une manière obsessionnelle, - "il paraît". On ne sait pas exactement quelles sont les relations entre les personnages, qui reflètent le contexte dans lequel évolue l'idée transversale du roman: le monde de demain sera encore plus qu'aujourd'hui le monde des différences et la beauté sera déterminée par notre capacité à être libre et différent.
Il faut déchiffrer ce texte, dont l'écriture amène une intrigue qui se projette à deux niveaux narratifs: dans le passé et le présent; jusqu'au dernier moment on n'arrive pas à répondre à la question: qui est cet homme qui apparaît un jour sur le bord du bateau sur le lac du Bois de Boulogne?
Notre Dame d'Afrique est vue ici comme un symbole qui pourrait réconcilier les gens (tout d'abord avec eux-mêmes) et les conflits, grâce auquel on arriverait à voir le monde autrement: détaché, libéré des apparences et des circonstances souvent fausses et trompeuses.