1965: La France, Paris et ses environs.
Je redécouvre un ciel souvent gris, la plus belle ville du monde, la finesse des Français.
Je découvre ensuite les vacances et la Corse avec sa spécificité, son histoire, sa langue, sa merveilleuse musique et son peuple. Sa flore me rappelle Corfou. Le dimanche matin c'était un courant de bonheur et de sérénité qui traversait Corfou. Il passait par la ville, la banlieue, les villages; il s'arrêtait en plein milieu des campagnes; il se suspendait aux branches des arbres, à chaque goutte de pluie. Toute l'île vibrait, vivait.
Ma grand-mère nous parlait souvent des Serbes. L'Australie était une autre histoire. Plusieurs familles grecques avaient des parents en Australie.
Mais la consolation des Corfiotes et des Grecs en général était le facteur. Le facteur était celui qui tenait entre ses mains des destins.
Maintenant, je ne vois ici que des péniches qui longent les côtes de l'île-Saint-Denis. Près de la mairie de l'île, il y a un pont en fer forgé, symétrique, élégant.