Le luxe est associé au renom de la France. Au fil du temps, les plus
grandes maisons françaises ont su se faire connaître à l'étranger, devenant
des acteurs incontournables des échanges extérieurs du pays.
Ainsi, une part non négligeable de l'activité de l'industrie française du
luxe est réalisée sur le marché asiatique. Depuis plusieurs années pourtant,
son développement est menacé par un fléau qui ne cesse de s'étendre
: la contrefaçon. Maroquinerie, vêtements, accessoires, joaillerie
ou parfumerie de luxe, aucun de ses produits n'y échappe.
Face à ce risque, le marché japonais du luxe se distingue de ses voisins
asiatiques. Autrefois redouté contrefacteur, il est aujourd'hui l'un
des principaux débouchés pour la production de faux en provenance de
Chine ou de Corée du Sud. Cette évolution est d'autant plus préoccupante
que les clients japonais assurent à eux seuls près de 35 % du chiffre
d'affaires de certains grands noms du luxe français. L'enjeu est
alors double pour ces derniers puisqu'il s'agira non seulement de la
sauvegarde d'un marché ancien et porteur, mais aussi de la création
d'un environnement optimal pour leur développement sur les marchés
voisins.