Natalia Kowalski est née à Varsovie.
En quelle année ? Elle ne veut pas
le dire... mais elle raconte en riant
qu'elle est née «sous le piano». En
effet, sa mère était pianiste. Dès qu'elle
commençait à jouer, Natalia se mettait à
danser. Ce besoin d'épouser la musique
avec son corps énervait son entourage.
Mais il fallait se rendre à l'évidence
pour la petite et la danse n'était pas un
simple caprice, mais une véritable passion.
Après la guerre et pendant vingt ans, la danseuse professionnelle,
Natalia Lerska (son nom d'artiste) a traversé en dansant
la Pologne en long et en large avec beaucoup de succès. Les
danses espagnoles ont fait sa renommée. Une renommée bien
méritée quand on sait le travail que demandaient ses spectacles.
En Pologne, on ne connaissait ni les vraies danses espagnoles, ni
les rythmes, ni les castagnettes. Un apprentissage évidemment
bruyant qui énervait encore une fois son entourage au point même
qu'elle ira s'exercer dans les toilettes pour qu'on ne l'entende plus.
En 1965, Natalia quitte la Pologne et se marie à Paris. Pour
son voyage de noce, Kuba lui propose de s'évader dans un pays
lointain, mais elle préfère ouvrir son École de danse classique et
de caractère. Elle s'y consacrera corps et âme pendant vingt
ans.
Dans son récit, Natalia nous entraîne dans un tourbillon
époustouflant, celui de sa vie : la guerre et ses atrocités, l'après-guerre
et le communisme, sa passion pour la danse, sa passion
de la vie.