S'agit-il d'un cri de révolte contre l'Eglise ou autres institutions
religieuses sans plus de ressort ? Ou s'agit-il d'une indignation qui n'en
finit plus d'être nourrie par l'appauvrissement spirituel des hommes ?
L'auteur s'adresse aux croyants plus qu'aux fidèles d'une
dénomination.
Il tire de ses origines une double vision de la foi, par son éducation
religieuse chez les Missionnaires et par sa relation avec la tradition de
ses aïeux.
Réveiller sa foi se veut, dans ce petit ouvrage d'une immense
sincérité, bien plus qu'une pieuse exhortation lancée par un pasteur
prosélyte et perfectionniste (d'éducation catholique et protestante).
Remettre le Saint-Esprit au coeur de l'Eglise, c'est le réveil auquel il
nous convie, car il est adressé à la conscience individuelle comme un
appel chaleureux à la vertu de l'espérance. Sans rien revendiquer
d'autre qu'une prise de conscience, le fils d'une Eglise ni africaine, ni
juive, ni occidentale, ni catholique, ni protestante, etc... témoigne ici de
la beauté d'un Dieu qui appelle à la responsabilité.
Plutôt que de s'indigner, il fustige le confort d'une foi hybride et
passive qui se désincarne inexorablement de l'amour et de l'éthique
chrétiens.
Avec une grande capacité de distanciation, mais aussi avec toute sa
ferveur, l'auteur n'hésite pas à interpeller sans ménagement
l'Eglise - entendre : toutes les «églises» - en même temps qu'il pose
la question : «Quelle est notre foi ?» ... «Comment suivre en pleine
lumière son chemin de foi ?»