Le pays qui n'existe pas
« A quelques mètres de la voiture, le feu a happé les cheveux d'une jeune femme [...]. Le crâne a alors flambé comme une torche antique [...]. On a distingué, sous la peau devenue gelée fluide, une circonférence osseuse, la tête de mort sur un corps intact qui continuait sa marche. Les orbites à la place des yeux ont craché du feu pendant que les trous du nez pulvérisé respiraient de la fumée au rythme des pas. L'androïde a continué ainsi sa course avant de tomber sur les genoux, sans s'effondrer complètement. Après quelques secondes, la mandibule s'est relâchée exhibant un visage hilare et silencieux, un visage de l'autre monde [...].
Ah oui ! Ne serait-ce pas la fin de nos peines si nous nous massacrions ? [...] Le meurtre est la seule riposte face à la honte d'être soi-même, face au scandale d'être né dans un pays faible. »
Un regard sur la guerre qui mêle le réel au fantasque, et la réflexion au ressenti.