Après la discrimination raciale tant combattue par la raison
humaine, une nouvelle forme de discrimination est en train de naître en
France : la discrimination en politique.
Cette nouvelle forme de discrimination touche en particulier et
dans l'ordre d'importance, les originaires d'Afrique subsaharienne,
ensuite les originaires du Maghreb, enfin les originaires d'autres pays
de l'Union Européenne et du reste du monde.
Ainsi, les victimes de la discrimination raciale sont à nouveau les
premières victimes de la discrimination en politique. Malgré les efforts
déjà consentis grâce à la bonne volonté des dirigeants socialistes pour
remédier à cette situation, les chiffres parlent.
Au Congrès de Dijon, François Hollande, le Premier
Secrétaire, a tiré la sonnette d'alarme sur les questions de
discrimination au sein du Parti Socialiste. Les élections régionales et
européennes ont eu lieu depuis lors et les résultats présentent une très
faible avancée sur cette question.
Cette attitude des partis politiques en général, ouvre la voie aux
dérives communautaristes qu'ils combattent. Pris en tenailles entre le
refus du communautarisme et la discrimination dont ils font l'objet en
politique, les militants issus de l'immigration tentent par tous les
moyens d'attirer l'attention des dirigeants politiques sur leur sort
espérant que ces derniers se pencheront avec plus de détermination sur
la question.
Personnalités politiques, médias et associations s'impliquent de plus
en plus dans cette lutte pour la diversité et contre les discriminations,
mais les nombreux remèdes proposés sont restés jusqu'alors inefficaces
face à une maladie qui devient de plus en plus incurable.