Monsieur Naweussi vient de mourir. Il laisse une femme et
trois filles. Sa veuve, selon la tradition, épouse le frère de son
défunt mari en secondes noces. De ce second mariage naîtront
2 filles. Du partage du bien de son premier époux, elle obtiendra
un maigre héritage, bien peu pour élever ses 5 filles.
Dans la famille et la société, elle a désormais la position de
veuve et affronte, le temps d'une vie, le dénigrement et les intimidations
des uns, bénéficie du respect, de l'amitié des autres et
de l'amour discret de son second époux.
Dans l'adversité, elle élève l'une de ses filles comme
«l'homme de la famille». Son éducation est faite de la confrontation
à la vie en ville et au village ; de l'éducation religieuse et
scolaire. Elle forme à la responsabilité celle qui devra veiller sur
ses soeurs avec amour.
Bientôt, c'est l'heure de fonder une famille, l'heure du prétendant
inconnu, amoureux et obstiné qui gagne le coeur de la
fille et du «Clan».
Le mariage, la France, une autre vie avec ses exigences et ses
contingences ; la visite d'une grand-mère en France, et l'enfant du
bonheur. Une veuve et ses filles c'est le récit de la réalité sociale
au Cameroun ; d'une vie avec, au fond, la constance de la sagesse,
de l'amour et de la tendresse.