André Thabaut, petit-fils
d'artisans de village, fils de militaire de
carrière, est né en 1928 à St Félix
Lauragais, au coeur du «Pays Catharc».
Nourri dans le culte de la patrie et de la
valeur de nos soldats, il se remémore dans
ce récit le désespoir du préadolescent au
cours de la défaite de 1940, les espoirs
puis l'enthousiasme de l'adolescent à la
libération.
Ses regards se portent ainsi sur des
événements de la période avant-guerre à
Nice où son père était en garnison. Ses souvenirs nous
emmènent ensuite à St Félix Lauragais, village de la «France
profonde», après la déclaration de guerre et la défaite, et enfin
à Toulouse pendant l'occupation et au moment de la libération.
Des anecdotes, certaines tragiques, d'autres comiques,
illustrent les heurs et les malheurs de sa famille mais aussi des
villageois de St Félix et des citadins de Toulouse.
Les comportements et les réactions des uns et des autres
devant la défaite, la captivité de la plupart des hommes valides
du village, les restrictions alimentaires, l'apparition des maquis,
l'occupation allemande sont observés à travers le prisme des
préoccupations et des rêves d'un adolescent des années 40.