C'est dans un Tahiti démystifié qu'évoluent des personnages
attachants, dans un récit mêlant scènes burlesques, violentes,
sentimentales ou érotiques...
Une jeune métisse, demi-Tahitienne demi-Française,
dépossédée des terres de sa grand-mère, ne maîtrisant ni la langue
maternelle, ni le français, voit son destin bouleversé par la
rencontre avec «l'Homme de l'Ombre», indépendantiste du
quartier de Faa'a. Clara-Aroatua vit mal d'être «moitié», métisse,
«Demie», et elle ne se complétera que dans la figure
emblématique et charismatique Maohi. Celui-ci la pousse à
poursuivre des études aux États-Unis et c'est dans cet «entre-deux-mondes»,
entre Tahiti et la France, qu'elle devra traverser
une épreuve ultime et traumatisante qui la rattachera
définitivement à Tahiti, son «île vivante», sa «terre aux placentas» :
«Mon corps c'est mon pays, mon pays c'est mon île».
Je reviendrai à Tahiti est un regard intérieur d'une Polynésie à
redécouvrir, c'est l'écriture du manque, imprégnée du désir
d'Indépendance.