Narrer en alexandrins des histoires de golf, voilà le pari audacieux gagné par Pierre Barthes dans le " Virus ". Cette forme d'écriture est totalement inédite s'agissant d'une activité aussi prosaïque que le golf. Cette audace est payée en retour car ces vers portent allégrement le texte qui n'en est que plus rythmé et plus vivant. Quatre poèmes composent cette ouvre enrichie d'excellents dessins de jacques Brocard : " La découverte " - " Driver mon ami " - " Les malheurs de MAXIME " - " Les seniors ". Ces poèmes fourmillent de citations pittoresques où la verve le dispute à l'humour. Tout golfeur quel que soit son âge, son niveau, ses attentes, se reconnaîtra dans l'une ou l'autre des situations ou des attitudes décrites par l'auteur. Celui-ci fait preuve d'indéniables dons d'observation. Il dépeint l'ambiance, les comportements, les caractères propres au golf et aux golfeurs à travers des situations où se mêlent intimement le tragique et le comique, la légèreté et le sérieux. Il y a dans le " Virus " de réelles inspirations de fabuliste. Le " Virus " est un régal. C'est un ouvrage à lire, relire, rerelire de préférence à voix haute. De nombreux passages pourraient être appris par cour tant sont évoquées des situations typiques du golf. Ceux qui feront cet effort de mémorisation pourront, au fil de leurs parcours, déclamer quelques vers bien ciblés en guise de citation... C'est, paraît-il, excellent pour le mental...