Neuf mois pour venir au monde, une seconde pour le quitter. Étourdissante absurdité. Un chauffard passe et des êtres que vous chérissez trépassent... Jérémie... Jocelyn. Cela glace. Se murer, s enfermer dans un mutisme ravageur, j en étais incapable. Hurler sa colère et sa souffrance eût été indigne et irrespectueux pour ceux qui visent de faire bien. Seul un écrit, il reste et il s impose, pouvait être à la hauteur. Car, entre proie et doutes, chacun doit continuer sa route. Un système judiciaire déshumanisé assène le coup de trop, le coup de grâce... de grâce ! Libre à eux, libre à moi. Alors, énoncer sans dénoncer, est le périlleux trajet que j ai voulu emprunter. Roulez et vivez, il n y a pas de fatalité.