Les Amants de ma mère
« [...] Il y a en vous deux femmes : l'une, la " morale ", que les interdits de son enfance inhibent, ou ligotent, et obligent à vivre selon les bons usages (la femme " fidèle ", c'est-à-dire conformiste, et tellement, qu'elle culpabilise sans avoir rien fait de mal). Et puis l'autre, qui veut vivre, être émue, désirer, qui a envie de faire l'amour, de connaître d'autres hommes, et qui souffre de ne pas oser. J'espère pour elle qu'un jour elle réduira l'autre au silence. Je l'espère pour vous, Agnès : croyez-vous sincèrement qu'à trente-huit ans vous avez pris votre retraite sexuelle ? que vous êtes déjà une retraitée de l'amour ? Il ne s'agit pas de blesser votre ami, ni de le quitter, il s'agit de laisser vivre cette Agnès qui ne demande qu'à vivre, à aimer, à respirer librement. [...] »
Ainsi soit-il...