Ce livre est un hurlement silencieux. L'histoire d'une lutte pour la vie. C'est un témoignage, une histoire vraie - ou presque - dans laquelle l'amour et la mort sont liés. Les Marques de la Récidive est un témoignage écrit sur le tranchant vif de la maladie. Je devais noter, fixer, donner une structure à ce que j'ai vécu, pour redonner du sens à ma vie. Nouvelles sulfureuses est une tentative de transposition d'un réel trop lourd à supporter. Une échappée dans l'imaginaire. Une sorte d'échappatoire pour essayer de survivre à des sentiments fluctuants voire contradictoires. Une échappée hors de la maladie et de la douleur. Une échappée hors de la société. Correspondance met en évidence la difficulté de revenir à un monde réel et normal, d'exprimer des sentiments, quand on a été violée par la maladie. Ces trois oeuvres se succèdent diachroniquement. Le monde s'est dérobé brutalement à moi : j'ai consigné ma chute pour tomber au ralenti, pour ne pas me briser. J'ai écrit pour rendre tangible mon existence éphémère. J'ai organisé mon histoire, je l'ai ciselée et ornée, je l'ai recréée par l'écriture et je vous la livre pour pouvoir oublier: ce ne sera plus mon histoire mais un récit, une fiction, rien de plus.