La révélation des fraudes aux prestations sociales éclate en 2004. Le constat est
alors édifiant : plus de 10 millions de cartes Vitale en surnombre, certificats
médicaux de complaisance, RMI bénéficiant à de riches Anglais qui s'installent
en Dordogne, kits Assédic vendus par des bandes organisées, etc.
Les services de police et de gendarmerie diligentent de plus en plus d'enquêtes
pour escroquerie aux prestations sociales.
Le GIR des Yvelines (structure interministérielle composée de policiers, gendarmes,
agents du fisc et des douanes) est sensibilisé à ce phénomène, dès juin 2004,
par les organismes sociaux.
Le commissaire Fougeray, fort de son expérience de chef de ce service de mai
2004 à septembre 2006, a développé une réflexion sur ce fléau à l'heure des
déficits de la Sécurité sociale (plus de 12 milliards d'euros pour le régime général)
et de l'assurance chômage (déficit cumulé dépassant les 10 milliards d'euros).
De «monsieur Tout-le-monde» au caïd vivant de l'économie souterraine, les
figures d'escrocs sont aussi variées que les récits proposés par l'auteur. Ce
dernier, homme de terrain rompu aux pratiques des indélicats de toutes sortes,
explique avec quelle facilité il est possible d'obtenir des allocations de toute
nature. Il illustre sa démonstration par de nombreuses affaires judiciaires récentes
révélées en France et démonte le mécanisme des fraudes nées de l'imagination
fertile des aigrefins qui, en toute illégalité, pillent les caisses sociales.
Geoffroy Fougeray propose des solutions efficaces pour lutter contre ce phénomène
de grande ampleur dont les conséquences sur l'emploi, l'immigration
clandestine et les déficits des comptes publics sont beaucoup plus importantes
que l'on pourrait le croire.