Le temps est venu de conter l'histoire de Ken Lauhel,
beau-père et ennemi juré du prince Déforauge.
Issu d'une famille de paysans, enfant illégitime du
seigneur, Astare sert son demi-frère au château.
Les humiliations que lui fait subir son maître renforcent
son envie de vivre à tout prix. Petit à petit, le serviteur
se démarque du maître et ce dernier n'hésite pas à se
servir du talent d'Astare pour remporter les tournois de
chevalerie en échange d'une vaine promesse de liberté.
Bafoué et meurtri au plus profond de son être, Astare
finit par tuer son maître et prend sa place. Le voilà au
château de feu Duc Défil que sa jeune veuve, la reine
Gadria, pleure encore...
Une mère... C'est quelqu'un qui nous manque de plus en
plus avec le temps. Quand j'ai appris que ma mère était
tombée dans le coma, je ne pouvais pas en croire mes
oreilles... Mes frères et soeurs ont certainement dû
ressentir la même chose. C'était juste après un bouclage
donc j'ai pu sans trop de problèmes me rendre chez ma
mère. Et je me disais qu'elle se remettrait très vite.
Mais... elle est morte... C'était les premières funérailles de
ma vie. Je n'en ai jamais connu avant celles-ci. Pendant
ces 3 jours, je n'ai quasiment rien mangé... Je ne ressentais
aucun goût quand je mangeais... Et je n'ai pas dormi...
Je ne sentais pas venir le sommeil.
Après l'enterrement, la famille voulait se réunir chez mon
père pour se consoler et juste avant de fermer la porte, j'ai
failli dire "Maman n'est pas encore rentrée ?". Mais tout
de suite j'ai réalisé qu'elle n'était plus là et j'ai poussé un
simple cri "Ah !"... Je pensais sincèrement qu'elle nous
suivrait...
Après... j'ai connu la mort de ma grand-mère avec qui je
vivais quasiment tout le temps, puis celle de mon père...
Mais je n'ai pas eu le même choc que lors du décès de ma
mère. Peut-être que j'étais un peu plus habituée à la cérémonie
des funérailles.
Pourtant, même encore aujourd'hui, je rêve de ma mère de
temps en temps... comme si elle était toujours en vie. Et
ma mère dans mon rêve ne change pas... elle est comme
celle qui me manque.
Ma mère que j'ai l'impression de pouvoir voir si je vais
aujourd'hui à Pasan, ma ville natale...
On dit souvent qu'une personne n'ayant pas d'enfant ne
peut jamais devenir adulte... En souffrant de l'absence ma
mère, je me suis dit qu'il y a peut-être du vrai dans ce
proverbe.