Ces Entretiens sont attachés à un lieu, qui leur donne son nom : La Garenne
Lemot, une villa néo-classique, aux bords escarpés de la Sèvre, dans l'évocation
de la Toscane. En cet endroit on peut parler de beauté et de grâce,
mais aussi, comme nous l'avons fait, de tolérance et d'amitié. Ces Entretiens
sont annuels.
Le lieu est essentiel. Il communique un charme
et une grâce qui ouvrent à la beauté. Cette année
nous avions choisi la limite comme sujet de
nos Entretiens, continuant ainsi à proposer des
lieux communs à la réflexion. Des sujets vagues,
dirait-on, mais affrontés avec rigueur. Liberté
ne signifie pas dispersion. Nous ne sommes
pas, pour autant, voués au n'importe quoi. Simplement
on évite les pensées amidonnées. Et
des processus s'installent et aboutissent, ô
surprise, à une cohérence. Les présentations de nos travaux se répètent.
Cela va de soi. Notre ambition n'a pas changé ; chaque année la nouveauté
s'attache aux titres et au talent des participants qui se donnent à la tâche. Il
s'agit ici de la limite, objet de philosophie, de mathématique, de morale, de
musique, de peinture ; objet positif ou négatif ; visible ou non ; objet d'histoire
comme de foi, libérateur ou contraignant, d'accord et de désaccord...,
il y a matière à rêver. Rêve, rêverie, sont des mots suspects pour certains ;
ils se méfient de l'imaginaire et de l'imagination. Qu'importe ! Ils ne sont
pas des nôtres. Il faut tenir bon devant un positivisme et un dogmatisme
outranciers. Personne n'a l'idée dérisoire d'épuiser le sujet. Chacun peut
proposer sa méthode. Chaque sujet fait appel à la créativité, au talent, au
plaisir d'écrire et de s'exprimer. Et cela convie à la fête.
Ces Entretiens organisés sous la responsabilité de l'Association «Les
Entretiens de La Garenne Lemot» ont pu avoir lieu grâce au soutien de
l'université de Nantes (notamment du laboratoire «Modernité de l'Antique»),
du conseil général de Loire Atlantique, du conseil régional des
Pays de la Loire, de la mairie de Nantes, ainsi que de la Société générale
de Loire Atlantique. Nous remercions également monsieur Charles Pain,
de Panzoult, et monsieur Denis Heuzé, de Bordeaux, pour leur généreux
soutien.