Repenser la propriété
Le droit de propriété, droit constitutionnel
fondamental dans la tradition républicaine
française, assure la liberté à laquelle tout un
chacun aspire, fonde la dynamique économique
capitaliste et structure profondément les
territoires. La propriété privée du logement est,
quant à elle, associée à la citoyenneté, à l'identité
locale et nationale, à la position sociale, à la
vie familiale et reste une ambition sociale très
largement partagée.
Pourtant aujourd'hui, les contre-performances
du système capitaliste perceptibles dans
les crises financières et boursières, dans
l'augmentation des inégalités, dans les
dégradations des conditions de l'emploi, dans les
risques technologiques en matière de santé ou
d'environnement, dans les conflits migratoires,
etc. amènent les populations, notamment les
plus scolarisées, à douter du modèle de progrès
qui a fondé les démocraties libérales.
À l'heure actuelle, des particuliers, des collectifs,
des groupes d'habitants et/ou de militants,
de tous âges, souhaitent vivre autrement,
habiter autrement, s'inscrire dans des logiques
de partage et de solidarité dont ils ont le
sentiment qu'elles peuvent réguler les excès
d'une économie financiarisée et globalisante et
améliorer les modes de vie.
Repenser la propriété. Des alternatives pour
habiter présente ces évolutions récentes
qui renouvellent le rapport à la propriété
du logement et génèrent le développement
d'un modèle de société solidaire, écologique
et collective opposé à celui de la société
individualiste et techniciste du XXe siècle.