« ... Toute image est infidèle, et cette infidélité est la seule et unique réalité pour des êtres de conscience, quelle que soit l image. Aussi, quelle que soit l image que je puis avoir de moi malgré mes trous de mémoire, c est encore bien tout à fait réel, il ne me faut point en douter ni point que ça me trouble plus que ça ne me trouble déjà, que ça ne m angoisse. Behaltnis Méon, M. Behaltnis Méon : Police sanitaire. Ouvrez. Dieu, quel stress. Avant tout, raison garder, et prendre mes médicaments. M. Behaltnis Méon, si vous n ouvrez pas nous allons devoir forcer votre serrure... » Cédric Longet nous livre un roman de la panique, panique sans commencement, et l absence de commencement comme seule solution. Solution à quoi ? A une perte ontologique qui a vidé un corps de sa substance. Quel sera le chemin entrepris par le héros, et où le mènera-t-il ? Telles sont, entre autres, les questions qui s essaient à trouver une réponse dans ce roman, non pas sur la schizophrénie, mais en soi schizophrénique.