Présentation de l'éditeur
Une femme décide d'avoir un enfant à l'insu du géniteur. Elle entend l'élever seule, sans mari, sans la moindre intervention du père. Comme une tigresse élève ses petits. Mais l'enfant, une fille, grandit. Elle finit par rencontrer ce père, lors de ses études.
Pierre Baudin a écrit cette histoire surprenante, parfois impertinente, après son premier divorce. Si l'intrigue n'est pas toujours tendre avec la gent féminine, c'est bien à une femme que l'on doit sa publication. En effet, après avoir passé une partie de sa vie à combattre des «moulins à vent», selon ses propres mots, c'est à la demande de son amie Sabrina que Pierre Baudin s'est décidé à faire publier ce roman écrit il y a quelques années.
L'auteur est né à Voiron dans l'Isère. A 14 ans, son professeur de Français lui fait découvrir ses maîtres : Marc-Aurèle et Épictète. Depuis lors, il se revendique stoïcien. Le stoïcisme l'ayant bien aidé à sortir de cette période difficile de sa vie pendant laquelle a été imaginée cette histoire si éloignée de cette philosophie. Ayant l'ambition de travailler dans la prospection du pétrole, il a obtenu dans ce but le diplôme d'ingénieur électronicien de Grenoble. Après quelques déconvenues, Pierre Baudin fera finalement toute sa carrière dans l'enseignement, plaisir qu'il a découvert pendant son service militaire.
Extrait
- Trente à ! lança une joueuse, qui faisait déjà rebondir une balle entre le sol et sa raquette.
Elle attendait que son adversaire, battue par un bon service, retrouve son état de concentration.
Celle-ci passa le dos de la main contre son visage, pour essuyer sa sueur mêlée à la fine poussière rouge du court. Puis elle s'accroupit légèrement, s'accouda sur le haut de ses genoux, en tenant sa raquette à deux mains.
On entendait seulement les cris des enfants qui sautaient, qui barbotaient, qui se querellaient dans l'eau de la piscine toute proche.
Dominant les bassins et les terrains de sport, la terrasse et le bar se protégeaient des durs rayons du soleil sous d'immenses parasols de toutes les couleurs.
- Je suis prête, Colette !
Colette, dans un effort de tout son corps, envoya une balle dont la puissance surprit André, qui s'était attablé devant un rafraîchissement.
- Net !