Ce livre est un aperçu d'un certain vécu. Une approche littéraire d'une révolte longtemps tue, longtemps cachée, longtemps anesthésiée par l'amertume, les drogues de l'amertume. Celles que la vie nous force à ingurgiter, les invisibles, les tenaces, les plus malignes, les plus sales. La dépendance est telle, qu'aucun sevrage ne peut en venir à bout. Alors, faute de guérison, on s'adapte, on vit avec et l'on bâtit sur ces veines bleutées une existence. On ne décroche pas de ces drogues dures, on les soigne, on les dompte. Les maux par les mots, la plume est cicatrisante et alors, seulement, on arrive à apercevoir une lueur d'apaisement, un semblant de bien-être malgré la noirceur des ecchymoses indélébiles.