Les Trois Soûtras de la Terre pure et le Traité de Vasoubandhou
qui leur fait suite sont à l'origine d'un courant
de spiritualité bouddhique encore bien vivant dans tout
l'Extrême-Orient. Comme tous les textes du Mahâyâna,
ils insistent sur l'idéal des bodhisattvas, ceux qui aspirent
à devenir des bouddhas parfaitement accomplis, en
décrivant les moyens de parvenir à leur idéal de sagesse,
d'amour et de compassion : ils invitent aussi les candidats
au Suprême Éveil à atteindre l'état sans-recul, où l'on
atteint le but sans jamais retomber dans les mauvaises
destinées.
La Terre pure est la nouvelle expérience de ceux qui
atteignent cet état sans-recul, et le Bouddha Amida, que
les trois soûtras disent demeurer dans la Terre pure
occidentale du Bonheur paisible, représente l'idéal du
Suprême Éveil manifesté par le Bouddha Châkyamouni.
Les trois soûtras racontent comment le futur Amida
prononça de grands voeux en faveur de tous les êtres.
Ayant compassion des plus faibles, des plus ignorants
et même des criminels, il donna la méthode facile du
Nemboutsou, la récitation de son nom, dans un esprit
de simplicité et de confiance.