Résumé
Extrait du quatrième de couverture
Après la réconciliation entre Charles VII et le duc de Bourgogne par le traité d'Arras, signé en 1435, les mercenaires, qui ont combattu pour le compte des Armagnacs et des Bourguignons, deviennent inutiles et sont abandonnés à leur sort. Ils se regroupent, vivent de pillage et de rançons, avec à leur tête des bâtards, des cadets de famille sans patrimoine pour qui la guerre est une nécessité. Sans foi ni loi, « les Écorcheurs » séviront sans relâche en Bourgogne pendant dix ans, menés par Jacques et Antoine de Chabannes, Jacques de Railly, Etienne de Vignoles, Poton de Xaintrailles, Rodrigue de Villandrando, etc., nobles chevaliers ou simples gentilshommes qui ont combattu l'Anglais sous l'étendard royal. Ils se fractionnent en petites bandes pour assiéger une ville qui, si elle ne paie pas de rançon, subit tous les désastres d'une ville prise « d'emblée ». Parfois, pour hâter la reddition, ils coupent les blés encore verts pour obtenir satisfaction, ils emmènent le bétail et se livrent aux supplices les plus affreux. En dix ans, les États se réuniront quinze fois pour les Écorcheurs et octroyer plus de 80 000 livres ; on aura même recours à l'emprunt auprès des marchands de Genève. Les villes s'organisent pour prévenir le danger : fortifications, portes fermées, rues barrées, armement intensif, rondes et guets permanents. S'ils rencontrent un peu de résistance, les Écorcheurs se retirent et se vengent sur le paysan. Pillage, maisons saccagées et incendiées, destruction des récoltes, vol du bétail, ils rivalisent d'idées pour faire pression afin... © Micberth
Caractéristiques