Résumé
Extrait du quatrième de couverture
Le 2 juillet 1650, harcelée par la garnison et la milice bourgeoise, décimée par la maladie et manquant de vivres, l'armée espagnole que sert Turenne, lève le siège devant Guise, après avoir tenté de faire sauter le château fort. Ce siège qui dura onze jours fut le plus mémorable de tous ceux que Guise ait eu à soutenir. Louis XIV, fort réjoui de cet heureux événement, accorda des privilèges exceptionnels aux habitants et le clergé obtint l'autorisation d'instaurer une procession commémorative. Jusqu'en 1827, tous les 2 juillet, la population était tenue d'y assister, à moins de motif légitime. Ainsi, le 30 juillet 1701, 130 habitants furent condamnés à 30 sous d'amende pour ne pas avoir pris part à l'allumage des feux de joie. Le 2 février 1669, c'est un pèlerinage que le maire propose de faire à la chapelle de Notre-Dame de Liesse pour que les plus faibles soient préservés des maux de la grande épidémie qui sévissait dans la contrée. Ces manifestations, fréquentes à l'époque, si elles entretenaient la foi, propageaient aussi les maladies. Le 7 janvier 1686, une ordonnance royale mit fin à cette pratique. La santé publique était une des principales préoccupations du maire. Le 17 juin 1818, Louis Cornu, directeur de la grande filature, « est invité à prendre toutes les mesures que l'humanité exige », car le nombre des fiévreux dans les faubourgs augmentait chaque jour et les principaux malades étaient ses ouvriers. On estime « convenable d'introduire des courants d'air à peu près à la hauteur du point où les ouvriers sont... © Micberth
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