Miroir des relations entre les peuples, relais des échanges interculturels
et caisse de résonance des messages et symboles, l'événement
olympique participe à l'histoire politique. L'effet d'agenda créé autour
des Jeux olympiques de Pékin 2008 cristallise les attentions à l'échelle planétaire.
Les doléances tibétaines et les actions militantes des ONG de défense des
libertés publiques ont pris le devant de la scène médiatique après les événements
tragiques de mars 2008, perturbant, un temps, les équilibres économiques
et diplomatiques et interférant avec la préparation sportive des athlètes.
L'actualité a par ailleurs remis en avant le vote de 2001 par lequel le CIO avait
attribué les Jeux olympiques à la Chine. Cette décision s'inscrit dans un cadre
particulier, celui de l'histoire olympique. Elle représente en effet l'aboutissement
de six décennies de relations atypiques entre le CIO et une Chine communiste
passée du renfermement à l'état de puissance mondiale.
Cette diplomatie olympique et sportive de la République populaire de Chine
permet tout à la fois d'appréhender sous une perspective originale les relations
extérieures et les évolutions politiques internes du géant asiatique, mais
également de présenter un panel exhaustif des problématiques de politique
internationale auxquelles peut être confronté le CIO.