La violence s'étend. Comme une mauvaise herbe, elle s'enracine
dans nos sociétés européennes avec une sauvagerie
nouvelle qui engendre la peur au point de sembler moins l'effet
d'une politique locale que d'une civilisation, peut-être
même de l'abandon de toute idée de civilisation.
Parce que ce livre est composé à plusieurs voix, il jette un
éclairage bref mais précis sur les différentes causes de la violence.
Des auteurs de plusieurs pays et de différents corps de
métiers analysent la singularité de la violence selon l'angle
où chacun l'observe.
On découvre ainsi que la violence n'est pas monolithique,
anonyme, mais qu'elle procède de l'histoire des pays, parfois
de l'oubli de leur histoire.
Architecte-urbaniste, avocat, journaliste, psychanalystes -
psychiatres, psychologues - mais aussi ados d'une de ces
banlieues oubliées, aident à préciser les conditions des manifestations
de la violence dans la ville, dans la société, dans
la clinique et les différentes fonctions qu'elle peut prendre.
Ainsi, ces ados des cités témoignent ici que, convertie, la
violence peut aussi devenir vie, énergie et régénérer pour
créer, comme ce «polar» qu'ils ont publié alors que brûlaient
des autobus...