" L'anticolonialisme m'a conduit à trouver positif et émancipateur chez les colonisés ce nationalisme que je dénonçais comme xénophobe et réactionnaire dans l'extrême droite française. Dès le départ, j'ai donc connu la double signification, l'ambivocité du terme nationaliste. Il est des nationalismes qui libèrent et il en est d'autres qui excluent. Je peux le dire ici : si, malgré les orientations chauvines de l'Eglise catholique de naguère, je n'ai pas d'emblée tourné le dos, comme bien d'autres dans ma famille intellectuelle, aux aspirations québécoises, c'est essentiellement par sensibilité anticolonialiste. "